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Château de Cognée

Château de Cognée
WCA ON-00667 – BW-098

26-04-2014
Log Château de Cognée


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Le château de Cognée trouve des origines au 18e siècle. Dans un parc gigantesque, de style Louis XVI, le château de Cognée fût bâtit par des nobles de la région, et resta habité pendant plusieurs décennies par la famille fondatrice. Mais une des branches familiale n’eut aucun descendant. C’est ensuite la famille Dumont de Chassart qui repris le bien.
Le château de Cognée, de style Louis XVI, était à l’origine une dépendance de l’Abbaye de Villers-la-Ville. Le château de Cognée (Conghaye au 16ème s.) dont les origines remontent par les ‘de Fernelmont’ aux ‘Pieret de Promelle et de Marbais’ ( l’écusson est incrusté sur la grange) a été aménagé au cours des siécles.

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Le Château-ferme de Cognée est la résidence d’Édouard Dumont de Chassart installée dans un parc de style Louis XVI et qui possède un des plus gros marronniers du pays. On accède à la résidence par une drève bordée de 44 tilleuls qui ont plus de 150 ans.

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44 tilleuls bordent l’allée du parc du Château de Cognée. L’un d’eux est le plus gros tilleul de Belgique, avec une circonférence de 5,5 mètres et même de 6,5 mètres mesuré à 3 mètres de haut.

Chassart, c’était le peket. Aujourd’hui des moutons broutent au pied des arbres de Marbais.
Un marronnier qui compte parmi les plus beaux de Wallonie. Ainsi s’exprime Benjamin Stassen en évoquant le superbe sujet du château de Cognée à Marbais (Villers-la-Ville).

À cette vitalité exceptionnelle s’ajoute du reste un appétit hors du commun car un banc jadis disposé à son pied a tout simplement été englouti sous l’écorce.
C’est un arbre superbe très décoratif et à floraison magnifique, explique Jean-Claude Baudouin, le «Monsieur arbre de Wallonie». Il a été largement utilisé dans les parcs et promenades publics, le long des routes et des boulevards. À Baulers, un tel marronnier fait plus de 310 ans d’âge (355 cm pour 18 m de haut). Le marronnier de Marbais fait partie des 35 sujets dépassant les 400 cm. Ce dernier a une ramure exceptionnelle. Un triangle de ferraille tient les trois grosses branches ensemble.
– Sans cette armature, placée à temps, explique Edouard Dumont de Chassart (70 ans), l’heureux propriétaire du château style Louis XVI (corps de logis transformé en 1912), le marronnier se serait cassé.

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Une vue de l’artiste, ON6GMT.

UNE DRÈVE DE 44 TILLEULS

Le marronnier de Cognée a été témoin des fiançailles d’Auguste Dumont (1794-1876) avec la mère de tous les Dumont : Eugénie Pierret de Fernelmont.

Un couple à l’origine de la prospérité de cette famille de maîtres de forges du bassin de Charleroi qui jeta les bases dans la plaine de Chassart (à cheval sur le Hainaut et le Brabant wallon) d’un important complexe agro-industriel intégré, basé sur le sucre, la distillerie et la levurerie. Il s’agissaitmême d’une des plus vastes et originales exploitations agricoles et industrielles belges.

Toutes ces entreprises fonctionnaient selon un système original qui fit la réputation de Chassart. Au début du siècle, le domaine couvrait plus de 1.400 ha – et même 1.600 ha en 1948 – dont 400 consacrés à la production de betteraves et totalisait neuf fermes, dont celle de Cognée à Marbais.

À son apogée, l’entreprise occupait 450 ouvriers en temps normal et 600 en période de fabrication sucrière ainsi qu’une soixantaine d’employés.

Le père de l’actuel châtelain de Marbais, Léopold (1894-1976), doyen de la branche aînée, fut le dernier directeur de l’empire. La sucrerie fut revendue en 1957 pour une centaine de millions à «Tirlemont», tandis qu’en 1968, la division alcool était rachetée par Martini.

À l’heure actuelle, une fabrique d’engrais et une station de sélection des semences rappellent le passé industriel de l’entreprise.

Quant aux fermes, elles sont restées en grande partie entre les mains de membres de la famille comme Edouard Dumont de Chassart qui continue à exploiter le château-ferme de Cognée avec ses enfants. Ils y cultivent ainsi un domaine de 137 ha (dont 110 ha leur appartiennent en propre). À Cognée, ils exploitent aussi un élevage de 70 moutons.

Dernier détail, on accède au parc du château de Cognée par une superbe drève de 44 tilleuls, vieux d’un siècle et demi. On y compte pas moins de 17 espèces différentes. Ce qui veut dire qu’ils ne fleurissent jamais tous ensemble, histoire d’embaumer les lieux le plus longtemps possible.

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Une carte postale datant de 1912 montrant le château de Cognée et l’étang en contrebas, dans le parc style Louis XVI.

Durant la seconde guerre mondiale, toutes les personnes ne travaillant pas était obligée de servir la patrie. Pour pallier à cette obligation, les Dumont de Chassart engageas beaucoup d’ouvriers pour remettre le château en état. La façade fût remise en état, repeinte, le parc nettoyer de fond en comble.
Depuis 1811, ils sont douze maîtres d’équipage à s’être transmis le fouet à Marbais. Une fameuse dynastie de veneurs.

Ce fut une belle journée de novembre 1986. Il y avait l’harmonie des abois, les airs de trompe entrecoupés par le galop des chevaux dans la vaste plaine de Chassart aux confins du Brabant wallon et du Hainaut. La meute, encadrée de cavaliers en tenue verte, gilet et col amarante et culotte blanche, bottes chantilly, gants blancs, piaffait. Les boutons (membres de l’équipage), le piqueux (responsable des chiens), les suiveurs, tout le monde était prêt. Ce jour-là, la famille Dumont de Chassart fêta le 175e anniversaire de son équipage. Marcel fut honoré en tant que Piqueur de Chassart pour ses 38 ans au service de la famille. Il avait servi six maîtres d’équipage. » Francis Dumont (70 ans), le douzième et dernier maître d’équipage de la lignée, se souvient.

« À l’époque, poursuit Francis Dumont, c’était mon cousin Antoine Dumont (1924-1989) qui tenait le fouet. Il resta en selle jusqu’en 1989, année où je fus coopté par la famille. Je ne savais pas alors que je serais le dernier maître d’équipage de la lignée. Et cela après huit générations de veneurs. »

Au total, pas moins de douze maîtres d’équipage ont porté fièrement les boutons à tête de lièvre ornés de la devise « Chassart Chassant. » Les Dumont de Chassart disposaient alors d’un des rares équipages de Belgique à chasser à cheval.

Tous les dimanches et tous les jeudis après-midi, l’équipage de la famille découple en saison de chasse ses 40 Saintongeois tricolores dans la plaine de Chassart. Les Dumont « couraient » le lièvre entre la mi-septembre et mars sur un territoire de 5.000 hectares dont 80 % appartiennent à leur famille.

Car sur la « plaine de Chassart », nous sommes au cœur de ce qui constitua jadis une des plus vastes et originales exploitations agricoles et industrielles belges. Une exploitation basée sur le sucre, la distillerie et la « levurerie. » Les anciens se souviennent de « la vieille cuvée. »

« C’était le plus ancien équipage familial d’Europe »

L’équipage porta le nom sans discontinuer depuis 1811. Avec « Chassart Chassant », la Belgique disposait du plus ancien équipage de famille d’Europe, si pas du monde. Cet équipage à cheval ne chassait que le lièvre, à savoir l’animal le plus difficile à chasser à courre.

« Tout était axé sur le travail des chiens, aime à expliquer Francis Dumont. Le rôle des hommes à cheval n’est plus que secondaire. Il faut aimer la chasse pour le chien avant d’aimer le chien pour la chasse. Pour le veneur, seul le travail de ses chiens compte. »

Francis Dumont « resta en selle » jusqu’en mars 2000, année où la chasse à courre fut interdite sur le territoire wallon. « Cette décision m’est restée en travers de la gorge. » Francis Dumont ne « retient pas son sentiment » : « Sous prétexte que la chasse à courre était une pratique archaïque, réservée à une caste, elle fut supprimée. C’est dommage, car on représentait un patrimoine inestimable pour le pays. Pour moi, ce fut une décision démagogique prise par des politiques qui n’y connaissaient absolument rien à la vénerie. »

Depuis cette date fatidique, « Chassart Chassant » n’a plus pratiqué. La quête, l’hallali, la curée, les honneurs, le folklore de la trompe… c’est fini. « Et dire que l’on ne prenait à tout casser qu’une quinzaine de lièvres par an. Quel gâchis ! »

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ON5HQ opérant ON6GMT/P dans le parc du château.

En visite, ON7RX. Mais il y avait aussi ON5BEM, ON2ROB, un visiteur inconnu…
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Une belle vue du château.

Encore une vue d’artiste ! pffff….
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Une vue du parc. En contrebas, l’étang au bord duquel nous nous trouvions. Le parc encore, avec les tilleuls.
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L’entrée principale du château. Aujourd’hui, les descendants Dumont de Chassart tiennent une bergerie.
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